En bref
Sur un jardin, une plage, une cour d’usine ou un terrain communal, l’électricité disponible est presque toujours inférieure à ce que demande un événement. La règle que nous appliquons : lister tous les appareils avant de choisir le lieu, additionner les puissances, ajouter une marge, puis décider entre le raccordement existant et un groupe électrogène. Un groupe se place loin des invités, et il se teste avant l’arrivée du public, jamais devant eux.
C’est la panne la plus banale et la plus visible d’un événement d’entreprise : la sonorisation qui s’arrête au milieu d’un discours, la structure gonflable qui s’affaisse, le buffet chaud qui refroidit. Presque toujours, la cause est la même, et elle était prévisible dès le repérage. Voici comment nous traitons la question de l’alimentation électrique d’un événement en extérieur à La Réunion.
Combien de puissance faut-il réellement ?
La seule méthode fiable consiste à faire la liste, poste par poste, de ce qui sera branché le jour J. Sur un événement d’entreprise classique, on retrouve :
- La sonorisation et l’éclairage scénique, qui constituent le poste principal dès qu’il y a un discours, un DJ ou un groupe ;
- Les structures gonflables, dont chaque soufflerie tourne en continu pendant toute la durée de l’événement ;
- Le froid et le chaud du traiteur : vitrines réfrigérées, bains-marie, plaques ;
- La machine à barbe à papa, la machine à popcorn et les animations gourmandes, souvent très consommatrices pour leur taille ;
- L’écran, le vidéoprojecteur et la régie, plus modestes mais qui ne doivent jamais partager une ligne saturée ;
- L’éclairage du site en fin de journée, particulièrement important puisque la nuit tombe tôt et vite sous les tropiques.
Une fois la liste faite, on additionne, puis on ajoute une marge confortable pour les pointes de démarrage : un moteur de soufflerie ou un compresseur appelle beaucoup plus de courant à l’allumage qu’en fonctionnement. C’est exactement ce que nous vérifions pendant le repérage technique du lieu.
Raccordement existant ou groupe électrogène ?
Trois situations reviennent à La Réunion.
- Le lieu dispose d’un vrai coffret événementiel. C’est le cas de certaines salles municipales et de quelques domaines habitués à recevoir. Il faut alors connaître l’ampérage disponible et vérifier que les protections ne sautent pas dès que tout tourne ensemble ;
- Le lieu n’a que des prises domestiques. C’est la situation la plus fréquente dans les jardins privés et les gîtes. Une prise classique suffit pour un vidéoprojecteur, jamais pour un dispositif complet. Deux souffleries et un traiteur sur la même ligne, et la protection coupe ;
- Le lieu n’a rien du tout : plage, forêt, terrain nu, parking. Le groupe électrogène devient obligatoire, et il se dimensionne sur la liste faite plus haut.
Dans le doute, nous venons avec notre propre alimentation plutôt que de dépendre d’une installation que personne ne connaît. Le reste de notre matériel technique est décrit sur la location de matériel événementiel.
Où placer un groupe électrogène ?
C’est un point de mise en scène autant que de technique. Un groupe mal placé gâche une soirée entière. Nos règles :
- Le plus loin possible des invités et de la scène, derrière un bâtiment, une haie ou un véhicule qui coupe le bruit ;
- Jamais sous une tente ni dans un local fermé, à cause des gaz d’échappement ;
- Hors de portée des enfants, surtout sur un arbre de Noël ou une journée famille, avec une zone matérialisée ;
- Sur une surface stable, à l’abri du ruissellement en cas d’averse ;
- Avec le carburant nécessaire à la durée réelle de l’événement, marge comprise, et un plein prévu avant l’arrivée du public plutôt qu’au milieu de la soirée.
Et les câbles ?
Ils passent partout où circulent des familles, des talons, des poussettes et des chariots de traiteur. Trois précautions suffisent : des passages de câbles ou des tapis sur les zones traversées, un cheminement en périphérie plutôt qu’en travers des allées, et une fixation des rallonges qui empêche qu’un pied ne les débranche. C’est un des points que nous traitons dans la sécurité et les secours d’un événement, avec la signalétique et les accès.
Que se passe-t-il s’il pleut ?
Les averses tropicales sont brèves et violentes. Les raccordements et les blocs multiprises se placent donc en hauteur et à l’abri, jamais posés directement sur l’herbe. Le groupe se protège sans être enfermé. Et surtout, le plan de repli prévu pour la météo doit prévoir aussi la façon de réalimenter le dispositif sous l’abri, ce qui n’est pas automatique : c’est une partie du travail décrit dans le plan B météo.
Quand faut-il faire l’essai ?
Pendant le montage, et pas cinq minutes avant l’ouverture. Nous allumons tout en même temps, exactement comme ce sera le cas en pleine journée, y compris le matériel du traiteur. C’est le seul moyen de voir une protection sauter à un moment où l’on peut encore corriger. Cette séquence fait partie intégrante de notre organisation de montage et démontage le jour J.
Le sujet se pose différemment selon le type d’événement : nos confrères le traitent côté son et lumière dans le matériel technique d’un séminaire, côté soirée dans l’équipe technique d’une soirée d’entreprise, et côté familles dans le matériel et le chapiteau d’un arbre de Noël.
Un événement en extérieur à organiser ? Dites-nous le lieu et le programme : nous calculons l’alimentation nécessaire et nous l’apportons. Romain, Pull Up Événements, au 06 93 81 78 82, devis en 24 h. Note de 4,9/5 sur Google, 130 avis clients.
Publié le · Mis à jour le · Par Romain Capdepont, fondateur de Pull Up Événements
20 ans d'animation, ancien directeur d'animation en clubs de vacances à l'international, il a fondé la marque Pull Up en 2017 (société depuis 2022) et signe les guides de ce blog. Son parcours et ses articles · l'équipe.
Page mise à jour le .

0 commentaires