En bref
Tout ce qui est commandé en métropole pour un événement réunionnais se compte en semaines, pas en jours : il y a le délai de production, puis le délai d’acheminement par bateau. En fin d’année, les deux se tendent en même temps. La règle simple : ce qui doit être personnalisé (textile, goodies marqués, trophées, cadeaux gravés) se commande au moins deux mois avant la date, et tout ce qui peut s’acheter ou se louer sur l’île s’achète sur l’île.
C’est l’un des écarts les plus sous-estimés entre organiser un événement dans l’Hexagone et l’organiser à La Réunion. Le catalogue en ligne affiche « expédition sous 72 heures », et l’entreprise en déduit que les tee-shirts seront là la semaine suivante. À près de 9 000 kilomètres, cette promesse ne s’applique pas de la même façon, et c’est souvent ce qui fait rater une livraison la veille d’une soirée du personnel.
Pourquoi les délais ne sont-ils pas les mêmes qu’en métropole ?
Parce qu’un colis destiné à La Réunion ne suit pas le même circuit qu’un colis destiné à Lyon. Trois éléments s’ajoutent :
- Le mode d’acheminement. L’essentiel des marchandises arrive par bateau. Le maritime se compte en semaines. L’aérien est rapide mais son coût le réserve aux petits volumes et aux urgences ;
- Le passage en douane et l’octroi de mer. La Réunion applique l’octroi de mer sur les marchandises importées. Cela ne bloque pas une commande, mais cela ajoute des formalités, parfois un délai, et toujours un coût qu’il faut avoir prévu dans le budget ;
- La politique du fournisseur. Tous n’expédient pas outre-mer, et certains appliquent des conditions différentes. Cela se vérifie avant de valider le panier, pas après.
Combien de temps faut-il vraiment prévoir ?
La bonne façon de raisonner est d’additionner deux délais distincts, au lieu de ne regarder que le second :
- Le délai de production : validation de la maquette, bon à tirer, fabrication. Sur du textile marqué ou des objets personnalisés, c’est déjà plusieurs jours à plusieurs semaines selon la quantité ;
- Le délai d’acheminement jusqu’à l’île, puis la livraison locale.
Nous demandons systématiquement à nos clients de faire écrire par le fournisseur une date de livraison à La Réunion, pas une date d’expédition depuis l’entrepôt. La nuance paraît minime : c’est elle qui fait la différence entre une commande sereine et une commande qui arrive après l’événement.
Quels postes sont les plus concernés ?
Dans nos dossiers, ce sont toujours les mêmes :
- Le textile personnalisé : tee-shirts d’équipe, polos, casquettes pour une journée de cohésion ou une course d’entreprise ;
- Les goodies marqués et les kits de bienvenue d’un séminaire ;
- Les trophées, médailles et objets gravés d’une remise de prix ou d’une remise de médailles du travail ;
- Les cadeaux et les lots d’une tombola ou d’un arbre de Noël, quand le CSE commande sur un catalogue métropolitain ;
- Les pièces techniques de remplacement pour du matériel spécifique, qui ne se trouvent pas toujours sur l’île.
Le volet cadeaux est détaillé dans notre guide des cadeaux de Noël pour un CSE, et les lots d’une soirée dans la tombola d’une soirée d’entreprise.
Quels pièges en fin d’année ?
De septembre à décembre, deux phénomènes se cumulent : les fournisseurs de goodies et de cadeaux sont à leur pic d’activité, et le transport l’est aussi. Concrètement :
- Les délais annoncés s’allongent sans prévenir, y compris chez des fournisseurs habituellement rapides ;
- Les ruptures de stock sur les références les plus demandées obligent à changer de produit en cours de route, ce qui relance le délai de production ;
- Une commande passée en novembre pour une fête de la mi-décembre n’a aucune marge de rattrapage : s’il y a un problème de maquette, il n’y a pas de seconde chance.
C’est la même logique que pour la réservation du lieu et des prestataires, expliquée dans combien de temps à l’avance réserver son événement et, pour décembre, dans quand réserver son arbre de Noël.
Comment construire son rétroplanning ?
Nous partons toujours de la date de l’événement et nous remontons le temps, en gardant une marge de sécurité :
- Deux mois avant au minimum pour tout ce qui est personnalisé et commandé hors de l’île ;
- Le bon à tirer validé tôt : c’est le point qui bloque le plus souvent, parce qu’il attend une validation interne ;
- Une livraison visée deux semaines avant l’événement, jamais la veille. Ces deux semaines sont votre assurance ;
- Un plan de repli identifié dès la commande : que fait-on si le colis n’est pas là ? Un fournisseur local capable de dépanner en urgence vaut mieux qu’un espoir.
Ce raisonnement s’intègre naturellement dans la construction du budget événementiel annuel, où les achats hors île se décident en début d’exercice plutôt qu’au dernier moment.
Quand vaut-il mieux acheter ou louer sur place ?
Presque toujours, dès que le délai est court ou que le volume est important. Le mobilier, les tentes, la sonorisation, l’éclairage, les structures et la signalétique se trouvent à La Réunion, et la location de matériel événementiel sur l’île évite à la fois le fret, l’octroi de mer et le risque de retard. La commande métropolitaine garde tout son sens pour ce qui est unique, personnalisé ou introuvable localement, et pour rien d’autre.
La même prudence vaut quand il s’agit de personnes plutôt que de colis : faire venir un intervenant de l’Hexagone se prépare des mois à l’avance, comme expliqué dans faire venir un artiste de métropole.
Ce que nous faisons pour nos clients
Chez Pull Up Événements, nous accompagnons depuis 2017 les entreprises, les CSE et les collectivités de toute l’île. Sur les dossiers qui comportent des achats hors de La Réunion, nous posons trois questions dès le premier rendez-vous : qu’est-ce qui doit absolument être personnalisé, qui valide la maquette, et à quelle date la livraison est-elle garantie sur l’île. Le reste, nous le trouvons localement, ce qui sécurise le jour J et raccourcit les arbitrages.
Un événement à préparer et des commandes à passer ? Parlons-en : Romain, Pull Up Événements, au 06 93 81 78 82, devis en 24 h. Note de 4,9/5 sur Google, 116 avis clients.
20 ans d'animation, ancien directeur d'animation en clubs de vacances à l'international, il a fondé la marque Pull Up en 2017 (société depuis 2022) et signe les guides de ce blog. Découvrir l'équipe et le parcours de Romain.

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